Mercredi 03 novembre 2010 – 09h05
Le téléphone sonne dans le bureau de Georges GOURTOIDELIGNE, il hésite à répondre puis après la troisième sonnerie décroche.
- Georges, c’est Marina, on te voit plus, tu pourrais monter un petit moment avec nous au café
- Tu sais bien que dans mon état la caféine est déconseillée…
- Allez histoire de passer un petit moment ensemble…
- Bon d’accord, je viens mais tu sais je n’ai pas trop le moral en ce moment, je viens de recevoir une lettre pour dossier de prise en charge.
- Viens, on en parlera…
Quelques minutes plus tard, Georges entre dans la petite pièce qui sert de cafétéria. Il est accueilli par des bonjours joyeux et des réflexions complices.
- Ton ventre commence à s’arrondir, suggère Coralie, bientôt il faudra faire le tour pour te biser.
- C’est vrai tu es rayonnant, rajoute Sylvie, veux tu un verre d’eau.
- Non merci, c’est vrai que pour le moment tout va bien, je n’ai même pas eu de nausées.
- Bon allez, enchaine Marina, fait nous voir la lettre qui te tracasse.
Georges tend son courrier à Marina qui lit à haute voix :
Chère Madame,
Nous accusons réception de l’ensemble des pièces nécessaires à la constitution de votre dossier maternité. Cependant, nous ne pouvons l’enregistrer dans notre système informatique pour la raison suivante :
Votre numéro d’assuré social commence par un « 1 », de ce fait vous êtes un homme et ne pouvez être enceinte.
Vos droits prendront effet dès réception des modifications ou compléments attendus ci-dessus.
Je vous prie Madame d’accepter mes salutations les meilleures.
- Je croyais que la Directrice avait réglé ce problème conclut Marina…
- C’est du grand n’importe quoi, s’offusque Coralie, puis se tournant vers Georges avec un sourire, alors, Madame ou Monsieur ?
- Que comptes-tu faire, interroge Sylvie ?
- Je ne sais pas encore, j’ai reçu cette lettre hier soir…
- Et pourquoi ne pas mettre les média au courant suggère Marie-Virginie DESBAUPES, j’ai un copain qui travaille au « Monde ».
- C’est peut-être un peu tôt, je vais d’abord appeler puis selon les réponses nous aviserons.
- D’accord mais dis-nous ce qu’il en est.
Chacun regagne son bureau.

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